Qu’est ce que la gestion des risques financiers ? Quels sont les principaux risques financiers auxquels une entreprise est exposée ? Réponse dans cet article !
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En tant qu’entrepreneur/chef d’entreprise, il vous est essentiel d’intégrer le fait indéniable que les risques financiers demeurent indissociables des marchés financiers.
Il existe plusieurs types de risques financiers. Toutefois, il est difficile d’en dresser une liste définitive et exhaustive, dans la mesure où la globalisation continue des économies (mais aussi des marchés financiers), combinée à la précarité des prix et à la versatilité des taux d’intérêts, a donné lieu à une considérable augmentation du nombre (mais aussi de la nature) des sources et des risques financiers que doivent gérer et affronter les différents acteurs économiques. Autrement dit, le paysage financier s’enrichit régulièrement de nouvelles techniques et technologies, créant ainsi automatiquement de nouveaux risques. D’où le besoin de rester constamment « à jour », et l’impossibilité de recenser un nombre précis de risques.
Néanmoins, il est possible de distinguer quelques grandes catégories de risques financiers « classiques » encourus par une entreprise (risque de taux, risque de contrepartie, risque de change…). Viennent évidemment s’y rajouter d’autres risques plus globaux et/ou plus exceptionnels. Faisant leur apparition aussi occasionnellement que continuellement, ces nouveaux risques ne sont pas toujours directement financiers. C’est souvent leur prise en considération -naturelle ou nécessaire- dans certains procédés financiers qui les qualifieront automatiquement de risques financiers.
Nous allons nous focaliser sur les risques les plus importants et les plus fréquents, à savoir ; risque de taux d’intérêt, risque de change, risque de contrepartie, risque de liquidité, risque de faillite, risque pays et le risque géologique et/ou climatique.
Il s’agit d’un risque qui fait planer une grande part d’incertitude sur les résultats de l’entreprise. On évoquera donc, notamment :
Le risque des pertes-emprunts : c’est le risque que les taux des crédits progressent dans un sens défavorable. Par exemple, si vous empruntez à un taux variable, vous courez automatiquement un risque de taux (cas d’augmentation du taux), puisque vous serez obligé de payer plus cher. Et inversement, si vous êtes prêteur, le risque que vous courez s’impose en cas de baisse des taux, puisque vous perdrez automatiquement des revenus.
Dans le cas d’un établissement bancaire, on évoquera surtout le risque encouru dans le cas où des taux du marché évoluent dans un sens menant à un coût de renumérotation (dépôts dépassant les gains résultant des intérêts des prêts accordés).
Le risque « capital » : Toute structure professionnelle est un portefeuille d’actif représentant, plus concrètement, un ensemble des titres financiers (de capital ou de créance).
On parlera de ce type de risque dans les cas où la structure procède à une opération, usant une devise différente de sa monnaie nationale.
Il s’agit donc d’un risque évident directement lié aux fluctuations des cours des devises internationales entre elles, et indirectement lié au facteur temps. L’autre facteur capable d’influencer ou d’induire ce risque ; la précarité et la stagnation des différents marchés de changes.
Etant donné la nature « inévitable » du risque, la solution serait de se restreindre dans une gestion passive, se contentant simplement de subir ce risque (cas de la plupart des entreprises). Mais une solution plus active serait plutôt de chercher à se prémunir contre le risque (change défavorable), tout en tirant profit –si possible (change favorable).
C’est un risque qu’encourt l’entreprise lorsque ses partenaires deviennent défaillants (de manière temporaire ou permanente). C’est, par exemple, le cas lorsqu’un partenaire contractuel de l’entreprise ne réussit pas ou refuse de tenir ses engagements (livrer des produits, verser un paiement, rembourser une dette…).
Dans le cas d’une banque, ce risque se matérialise par l’inaptitude de ses clients à rembourser les emprunts contractés, ou encore par la défaillance d’un autre établissement bancaire avec lequel elle a des opérations en cours.
Ce risque dépend –mais aussi s’appuie essentiellement- sur la facilité/difficulté rencontrée soit pour acheter, soit pour revendre un actif. Si un investisseur est impliqué dans un marché manquant de liquidité, le problème serait, par conséquence naturelle, le manque d’acheteurs ou de vendeurs (en fonction du besoin).
Il s’agit donc d’un risque directement relié à la nature de l’actif/produit (ou autre) destiné à la vente/achat. Mais un autre facteur majeur rentre également en ligne de compte, à ce niveau ; la crédibilité de l’acheteur/vendeur.
Dans le cas d’une banque, ce risque prend concrètement forme lorsqu’elle se retrouve dans l’incapacité de gérer et « survivre » à un retrait massif de dépôts de la part de sa clientèle.
Egalement appelé « risque de défaillance », il s’agit d’un risque qui remet en question la santé monétaire/financière de la structure concernée. Le risque de faillite invoque en effet l’équilibre et la solidité des structures financières de l’entreprise, évaluant naturellement sa solvabilité, sa liquidité, ainsi que sa capacité à faire face aux autres risques de la même nature.
Il est toutefois essentiel, à ce stade, d’établir une distinction indispensable entre la notion de solvabilité immédiate et celle de solvabilité globale. La première représente la capacité de payer ses dettes à l’instant où elles deviennent exigibles. La deuxième -envisagée à plus long terme- traduit la détention d’un actif dont la valeur/montant dépasse celle des dettes.
La solution pour gérer ce type de risque réside, tout d’abord, dans la nécessité à l’évaluation des masses du bilan et de leur structure. C’est ce qu’on nomme également l’analyse du bilan. Cette étude est généralement à compléter par une analyse et une interprétation de l’évolution des masses du bilan, ainsi que des nouveaux emplois et des nouvelles ressources figurant dans le tableau de financement.
Ce risque va dépendre soit de l’emplacement de l’entreprise elle-même, soit du lieu des transactions et opérations qu’elle conduit. Donc, on parlera du risque pays, dans les cas où le pays en question traverse une crise importante (guerre, économie défaillante…). Les structures professionnelles (même les plus solvables et crédibles) se retrouveront également en crise.
Le risque politique :
Ce risque s’inscrit dans la même lignée que le risque pays, puisqu’il est directement lié aux conséquences des actions, prises de positions et autres occurrences politiques ou administratives, qu’elles soient nationales ou internationales ayant des incidences néfastes sur l’entreprise importatrice.
Risque relié à l’impact que peut avoir le facteur climatique et/ou géologique sur la conduite des opérations ou transactions opérées par l’entreprise.
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